Attualità

 

C. Giron-Panel/ A.-M. Goulet (ed.), La musique à Rome au XVIIe siècle : études et perspectives de recherche, Roma 2012.

Nascere nell'Arcadia di Roma e morire nella Napoli dell'Arcadia: il duca di Medinaceli e la musica nell'Italia di fine Seicento

30.06.2011, 11:00 - 13:00 ore  | DHI
José Maria Dominguez Rodriguez (Reale Accademia di Spagna a Roma)

Due anni dopo la prima de La caduta del Regno dell’Amazzoni a Roma (1690), Luis de la Cerda, ambasciatore di Spagna presso la Santa Sede, patrocinò la produzione dell’opera L’Eraclea che, al contrario della prima,  secondo le cronache e gli avvisi della città, fu un insuccesso. Una volta diventato viceré di Napoli, lo stesso don Luis, ora conosciuto come duca di Medinaceli, produsse per il Teatro San Bartolomeo due delle opere di maggior successo della fine del Seicento: Camilla (1696) e Partenope (1699). Sembra dunque che il fiasco del 1692 gli sia servito da apprendistato delle strategie di produzione, generando un riflesso positivo sulle successive produzioni napoletane.


Questa relazione metterà a confronto le strategie di produzione adoperate dallo stesso mecenate, Medinaceli, in due contesti del tutto diversi come sono, appunto, Roma e Napoli. Si prenderà in esame, inoltre, quanto abbia influito sul suo mecenatismo il fatto di essere uno “straniero” che per di più aveva da tempo stretti contatti con le corti del nord d’Italia e d’Europa (Vienna, Bruxelles), con le quali teneva un proficuo scambio non solo di notizie musicali ma anche di spartiti, libretti e musicisti.


Se tuttavia vogliamo interpretare e conferire un senso all’uso della musica nell’ambito del mecenatismo del personaggio (e quindi proporre un modello valido per altri mecenati consimili dell’epoca) la chiave si deve cercare nella sua appartenenza all’Accademia d’Arcadia. Il vincolo di Medinaceli con il milieu intellettuale della regina Cristina di Svezia a Roma fu determinante affinché egli venisse acclamato arcade nel 1696, proprio nel momento in cui, già nominato viceré, si dirigeva verso Napoli, la città dove Jacopo Sannazaro aveva ambientato, due secoli prima, il finale del suo romanzo Arcadia.

 


 

Resoconto

La dernière séance du séminaire mensuel organisé depuis janvier 2010 dans le cadre du projet MUSICI avait pour objet le mécénat musical du duc de Medinaceli (1660-1711), particulièrement intéressant dans le cadre d’une étude sur les milieux musicaux romain et napolitain à la fin du XVIIe siècle. Le duc de Medinaceli, également connu sous son titre de marquis de Cogolludo, avait en effet été ambassadeur à Rome entre 1687 et 1696 avant de devenir vice-roi de Naples, poste qu’il occupa jusqu’en 1702. A cette date, le duc cessa toute activité mécénale d’envergure, ce qui pose la question du nécessaire apprentissage du rôle, mais aussi de l’adéquation entre les possibilités du mécène et les attentes variées du public – fut-il choisi – d’une ville à l’autre.

Le premier oratorio dédié au duc de Medinaceli est daté de 1687, l’année même où il arrive à Rome. Il semble que la conjoncture lui soit favorable : la mort de plusieurs grands mécènes (Innocent XI, Lorenzo Colonna, Christine de Suède, le cardinal Azzolino) au tout début de son séjour romain a laissé le champ libre à celui qui voulait démontrer à tout l’Italie sa « splendidezza verso la musica » et s’en servir à des fins d’auto-promotion. Dès 1687, il fait montre de sa magnificence en faisant représenter une sérénade de Bernardo Pasquini, L’applauso a 5 voci, par un orchestre probablement dirigé par Corelli. Le nombre et la qualité des instrumentistes marquent les contemporains, qui ne manquent pas de souligner le goût du duc de Medinaceli et sa magnificence envers Corelli, dont la renommée traduit la qualité du mécène.

Quittant Rome en 1696, le duc de Medinaceli semble avoir eu quelques difficultés à s’adapter au goût musical des élites napolitaines : la première sérénade qu’il commandite, Il trionfo delle stagione, n’est guère appréciée. Exécutée par 140 musiciens, en plein air et non, comme il était d’usage, à Mergellina, elle semble répondre davantage aux exigences des festivités romaines organisées par les princes étrangers piazza Navona ou piazza di Spagna, qu’aux habitudes napolitaines. Devant l’insuccès de cette représentation, le duc de Medinaceli revient à des commandes de format plus réduit, qui remportent davantage de succès. L’exemple des sérénades, transposable aux opéras et aux cantates, démontre la nécessité pour le mécène de s’adapter aux habitudes locales, ce qui interdit une simple transposition d’une ville à l’autre. En cela, le duc de Medinaceli a su démontrer des grandes capacités d’adaptation, qui ont fait de lui un mécène de grande envergure, du moins jusqu’à la fin de son séjour napolitain, en 1702.

Jose Maria Dominguez démontre le rôle-clé joué par le séjour romain dans l’apprentissage du métier de mécène par le duc de Medinaceli. Ses liens avec d’autres mécènes, au moment de son arrivée à Rome, lui permettent à la fois de développer son réseau musical et d’observer quelles pouvaient être les différentes formes adoptées par le mécénat étranger. En outre, les liens très forts qu’il noue alors avec l’Arcadie expliquent pourquoi, lorsqu’il devient vice-roi de Naples, il met en place un programme arcadien, inédit dans cette ville. L’expérience romaine, commune à de nombreux grands mécènes étrangers au XVIIe siècle, permet à Jose Maria Dominguez de présenter, à travers une étude de cas d’autant plus passionnante que bien documentée, le mécénat
comme un processus mobile et dynamique dont les succès comme les échecs retentissent sur l’image de soi donnée par le mécène.

 

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